La Cicad au salon du livre 2026 de Genève
La Cicad provoque l'indignation au salon du livre
Antisionisme et accusation de génocide ≠ Antisémitisme : la preuve par le Salon du Livre 2026
La CICAD bâtit son action sur une confusion sémantique volontaire : assimiler à de l’antisémitisme (haine raciale des Juifs) deux positions pourtant distinctes, légitimes et protégées par les droits fondamentaux:
- L’antisionisme (l’opposition politique à une idéologie et à un État).
- La qualification de génocide pour les actions d’Israël (un constat factuel et juridique, indépendant de toute idéologie).
Ce mécanisme d’amalgame ne se limite pas aux interventions de la CICAD dans nos écoles. La CICAD s’efforce de diffuser cet amalgame dans la sphère publique, y compris au Salon du Livre de Genève. Une lettre ouverte publiée ce 20 mars 2026 par des éditeurs et intellectuels le démontre parfaitement.
L’exemple concret : une citation attribuée à Yonathan Arfi, président du CRIF (Conseil Représentatif des Institutions juives de France), a été exposée sur un stand :
« Il y a 80 ans, nous étions traités de “sales Juifs”, il y a 40 ans de “sales sionistes”, et désormais de “génocidaires”. »
Pourquoi cet exemple démontre-t-il l’urgence de notre combat ?
Parce que ce type d’énoncé illustre exactement les amalgames dangereux que nous dénonçons dans notre pétition demandant l’arrêt du subventionnement et du soutien publics à la CICAD.
En effet, cette citation, en juxtaposant l’insulte raciste ("sales Juifs"), l'étiquette politique ("sionistes") et la qualification juridique ("génocidaires"), est un bel exemple de confusion sémantique qui consiste à tordre la langue pour rendre synonymes trois faits distincts.
Quel est, au fond, l’objectif de la CICAD derrière ce procédé rhétorique ?
En s’efforçant d’assimiler les positions politiques antisionistes et l’usage du terme «génocide» à une forme de haine anti-juive, la CICAD cherche à les délégitimer et à les criminaliser. Il s’agit ainsi d’imposer une double censure : d’une part sur l’antisionisme, d’autre part sur la qualification juridique d’actes génocidaires attribués à l’État d’Israël, qualification pourtant adoptée par l’ONU, la Cour internationale de Justice, et de nombreuses ONG.L’objectif politique poursuivi est très clair : il s’agit de rendre toute opposition au sionisme impossible, en la présentant comme une manifestation de racisme anti-juif.Une telle instrumentalisation de la lutte antiraciste met en péril la cohésion sociale : en assimilant de manière essentialisante nos concitoyens de confession juive au sionisme et à l’État d’Israël, elle les expose injustement à être tenus pour responsables d’actes qualifiés de génocidaires.
Un salon sous influence ?
Cette rhétorique est d'autant plus marquante que la programmation de la CICAD au Salon du Livre 2026 affiche des personnalités connues pour leur soutien inconditionnel à Israël et accusés de confondre de manière récurrente antisionisme et antisémitisme (comme Sophia Aram, Manuel Valls ou Bernard Cazeneuve). Leur présence confirme que le Salon, loin d'être un lieu de débat nuancé, devient une tribune pour cet amalgame.
Pourquoi la pétition du CDDH est-elle urgente ?
La position du CDDH est claire et nuancée. Nous ne défendons pas un flou artistique. Nous distinguons:
- Le droit de s’opposer au sionisme (position politique relevant de la liberté d’expression).
- Le droit de qualifier les faits de génocide (qualification juridique).
Signez maintenant la pétition du CDDH :
Pétition "Stop à tout soutien public à la propagande pro-israélienne de la CICAD"
Lire la lettre ouverte au Salon du Livre :
