Communiqué de presse

Plainte de la CICAD : Face à la judiciarisation du débat public, le CDDH déplore un contournement du débat démocratique.

Le 23 mars 2026

Nous avons pris connaissance du communiqué annonçant le dépôt d’une plainte du 18 mars par la CICAD, qui qualifie d’« infondées » les critiques formulées à l’encontre de ses outils pédagogiques et de ses prises de position publiques.

Nous regrettons profondément le choix de déplacer un débat politique et démocratique légitime sur le terrain judiciaire. Cette judiciarisation du débat public peut s’apparenter à une tentative de dissuasion et à une forme de censure envers celles et ceux qui expriment des désaccords de fond sur des enjeux d’intérêt général : éducation contre le racisme, prévention des discriminations, cohésion sociale.

Les questions soulevées ne relèvent pas d’attaques personnelles, mais d’un débat public nécessaire sur les contenus et orientations d’une organisation qui intervient dans les écoles publiques, bénéficie de subventions publiques et affiche des positions politiques en lien avec le conflit israélo-palestinien.

Dans une démocratie, ces discussions doivent pouvoir se tenir librement, sans intimidation ni instrumentalisation du droit. Si la plainte devait être recevable, le CDDH est d’ores et déjà prêt à défendre ses arguments devant la justice.

Les nombreuses signatures recueillies à ce jour montrent que cette pétition répond à un besoin citoyen légitime de débat démocratique. Rappelons que le droit de pétition est un droit garanti par la Constitution.

Nous réaffirmons notre attachement sans ambiguïté à la lutte contre toutes les formes de racisme et de discrimination. Cet engagement ne saurait justifier l’exclusion du débat pluraliste ni la disqualification de critiques argumentées.

Pour l’heure, nos instances évalueront les suites à donner et définiront une réponse à la hauteur des enjeux démocratiques.

Nous communiquerons nos décisions prochainement.

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